Ingénieur d’études en chimie analytique (H/F)
Affectation : Institut Louis Malardé, Papeete et Paea, Tahiti, Polynésie française
Nature du contrat : Contrat de travail à durée déterminée pour une période d’un (1) an
Prise de poste : Mai 2025
Date limite de candidature : 15 avril 2025
CONTEXTE
Le laboratoire de recherche sur les substances naturelles et médicinales (LSNM) est basé sur les 2 sites de l’ILM : Papeete et Paea, à Tahiti (en Polynésie française). Ses objectifs comprennent la conservation de plantes d’intérêt de la Polynésie française et le développement de filières de valorisation de produits à haute valeur ajoutée, issus du patrimoine naturel polynésien.
Ses missions se concentrent en particulier sur l’extraction et la caractérisation des substances naturelles. Le LSNM dispose ainsi de plateformes techniques dédiées à l’extraction, la purification et l’analyse des substances naturelles. La plateforme de purification et d’analyse est constituée de techniques chromatographiques tels que LC-DAD/RID/Fluo, LC-ESI-MS/MS, GC-MS/FID et LC-UV préparative.
Pour assurer ses programmes de recherche et gérer sa plateforme d’extraction et d’analyse, l’ILM souhaite recruter un(e) ingénieur d’études en chimie analytique pour une durée d’un (1) an.
DESCRIPTION DES MISSIONS
L’ingénieur(e) d’études est spécialisé(e) en chimie analytique.
Il/Elle a pour mission de superviser et participer au développement des protocoles d’extraction, d’analyse et de purification des métabolites secondaires d’intérêt, nécessaires à la mise en œuvre des programmes de recherche. Il/Elle contribue au développement et à la valorisation des résultats. Il/Elle sera nommé(e) responsable de la plateforme d’analyse et de purification en chimie constituée des équipements suivant : LC-DAD/RID/Fluo, LC-ESI-MS/MS, GC-MS/FID et LC-UV préparative.
L’ingénieur(e) d’études est spécialisé(e) en chimie analytique et :
1 – Contribue à l’élaboration, la mise au point et la réalisation de certaines techniques de laboratoire :
- Consulte la bibliographie spécifique ;
- Propose différentes pistes de réflexion en matière de sujet de recherche et le formalise avec le directeur du laboratoire, et l’adjointe du laboratoire ;
- Contribue à choisir la méthode appropriée et le matériel idoine (extraction, analyse et purification des métabolites d’intérêt) ;
- Adapte la méthode choisie.
2 – Met en œuvre ou supervise la mise en œuvre des protocoles d’extraction, d’analyse et de purification des métabolites d’intérêt de programmes de recherche :
- Réalise ou contribue à la réalisation des expérimentations prévues;
- Informe, forme et applique les mesures d’hygiène et de sécurité relatives à l’utilisation d’équipements et de réactifs au laboratoire ;
- Contribue à l’analyse des résultats ;
3 – Rédige et contribue à la valorisation scientifique et à son animation :
- Collabore à la préparation de communications scientifiques (orales ou par affiche) et rédige les publications scientifiques (rapport administratif, articles/publications scientifiques) ;
- Contribue à vulgariser les résultats des recherches selon le public concerné ;
4 – Participe à la gestion, à l’organisation et à l’encadrement du travail du personnel technique et des stagiaires accueillis au laboratoire ;
5 – Participe à la gestion du laboratoire :
- Surveille le stock de matériels et réactifs spécifiques au programme à réaliser ;
- Recherche de nouveaux réactifs en cas de besoin ;
- Rédige les fiches techniques dans une démarche qualité ;
- Réalise les devis de matériels et réactifs spécifiques aux programmes.
6 – Participe au management de la qualité :
- Assure une veille technologique et scientifique: amélioration des protocoles et mise en place de nouveaux protocoles ;
- Participe à la rédaction de documents relatifs au laboratoire de chimie ;
- Maîtrise la documentation relative à son activité ;
- Applique les procédures en vigueur et les procédures d’hygiène et de sécurité ;
- Participe à l’amélioration constante des procédures ;
- Fait part de ses suggestions sur l’organisation, participe à la recherche et à la mise en place de solutions.
7 – Activités annexes :
- Participe au transfert des techniques nouvelles à d’autres laboratoires de l’institut ;
- Participe à l’identification de nouveaux réseaux de collaboration ;
- Participe à l’organisation des évènements dans le cadre de la valorisation scientifique;
- Peut être amené(e) à participer aux missions de terrain ;
- Toute autre activité en lien avec sa fonction. Les activités énumérées sont non-exhaustives.
CONDITIONS DE TRAVAIL
Temps plein : 39h/semaine
Plage horaire : 8h00-16h00
PROFIL RECHERCHE
- BAC+5 en chimie, biochimie
- Expérience antérieure souhaitée : utilisation des techniques chromatographiques (LC-DAD/RID/Fluo, LC-ESI-MS/MS, GC-MS/FID)
COMPETENCES REQUISES
- Connaissance et maîtrise de la méthodologie scientifique ;
- Maîtrise des techniques d’extraction (Dionex, SFE), de purification et d’analyse par chromatographie (CCM, CLBP, HPLC, GC) et spectroscopie (IR, ultra-violet) ;
- Connaissance et expérience dans la caractérisation physico-chimique ;
- Capacité à manager des personnes (techniciens, assistants, étudiants) ;
- Comprendre, s’exprimer, lire et écrire en français et en anglais ;
- Informatique : Suite Office ;
- Titulaire du permis de conduire B.
QUALITES PERSONNELLES
- Etre organisé(e) et rigoureux(se),
- Etre réactif(ve) et flexible,
- Faire preuve de curiosité et de créativité,
- Avoir une capacité d’analyse, de synthèse et de résolution de problème,
- Avoir de bonnes qualités relationnelles, aptitude au travail en équipe,
- Avoir une capacité d’adaptation,
- Avoir de bonnes capacités rédactionnelles,
- Avoir une capacité à s’exprimer en public.
Technicien(ne) de recherche en entomologie médicale (H/F)
Affectation : Institut Louis Malardé, Tahiti, Polynésie française
Nature du contrat : Contrat de travail à durée déterminée pour une période d’un (1) an, renouvelable
Prise de poste : Mai 2025
CONTEXTE
Basé à Tahiti en Polynésie française, le laboratoire d’entomologie médicale (LEM) de l’Institut Louis Malardé (ILM – UMR 241 SECOPOL) mène des activités de recherche opérationnelle sur des espèces envahissantes d’importance médicale, vétérinaire comme économique afin d’améliorer la santé et le bien être des communautés insulaires. Depuis 2009, le LEM étudie la faisabilité de stratégies de lutte anti vectorielle (LAV) innovantes contre les moustiques Aedes vecteurs de pathologies infectieuses en Polynésie française. Le LEM a ainsi joué très tôt un rôle précurseur dans l’évaluation opérationnelle de la Technique de l’Insecte Incompatible (TII) au niveau mondial. Cette technique repose sur des lâchers réguliers, dans les zones infestées, de moustiques mâles incompatibles (porteurs de la bactérie symbiotique Wolbachia) qui rendent les femelles moustiques stériles lors de l’accouplement. Le LEM a réalisé dès 2015 l’un des tout premiers essais pilotes TII d’envergure (1 km2) en partenariat avec un resort de renom sur l’atoll privé de Tetiaroa à l’aide de mâles incompatibles produits à Tahiti. Cette opération a conduit à l’effondrement drastique de la nuisance (réduction de plus de 97% de la population de moustiques Aedes polynesiensis à travers le site traité). Ainsi validé, ce procédé très respectueux de l’environnement insulaire polynésien offre aujourd’hui aux clients du resort un cadre tropical d’exception sans nuisances, ni pulvérisation d’insecticides. Afin d’appliquer ces techniques innovantes à beaucoup plus grande échelle (communes, îles entières), l’ILM s’est doté depuis peu du centre de recherche INNOVENTOMO et d’un module de production industrielle de moustiques mâles stériles (600 m2). Co-financée par le Pays et l’État, cette infrastructure unique en France et dans le Pacifique sud permet aujourd’hui l’évaluation pré-opérationnelle (dite de phase III) de procédés de lutte anti vectorielle innovants comme la Technique de l’Insecte Stérile (TIS). Plusieurs programmes de recherche sont en cours pour éprouver l’efficacité et la durabilité de stratégies de lutte innovante comme la TIS contre les moustiques vecteurs Aedes et Culex.
Le LEM est ainsi partenaire du programme « STOP Extinction » coordonné par la Société d’ornithologie de Polynésie et financé avec l’appui du Fonds Vert et du programme européen de financement LIFE.
DESCRIPTION DU PROGRAMME DE RECHERCHE
La Polynésie française est l’un des territoires au monde ayant la plus grande proportion d’oiseaux menacés. Ces oiseaux disparaissent principalement à cause d’espèces exotiques envahissantes (EEE) disséminées d’île en île principalement par l’homme, volontairement ou accidentellement. Cinquante espèces d’oiseaux ont déjà disparu et deux tiers des trente espèces endémiques restantes sont menacées, dont 10 classées en danger critique d’extinction. Cinq d’entre elles comptent actuellement moins de 200 individus. Le programme « STOP Extinction » a pour objectif de les sauver de l’extinction.
Parmi ces cinq espèces, le Monarque de Fatu Hiva est le plus menacé. Strictement endémique de l’île de Fatu Hiva, dans l’archipel des Marquises, cet oiseau forestier était autrefois commun dans toute l’île. Il se retrouve désormais au bord de l’extinction avec seulement 19 adultes recensés en 2023 du fait des rats, des chats harets et du paludisme aviaire. Diagnostiquée récemment, cette maladie parasitaire transmise par les moustiques Culex quinquefasciatus affecte tout particulièrement les jeunes Monarques.
Le rôle du LEM au sein de ce programme est de développer et tester une stratégie intégrée de lutte contre les populations de moustiques dans le territoire du Monarque pour prévenir la transmission du paludisme aviaire qui l’affecte.
Le volet “moustiques vecteurs et paludisme aviaire” du projet STOP Extinction repose sur trois actions parallèles d’envergure:
- La caractérisation approfondie de la population de Culex quinquefasciatus, moustique vecteur du paludisme aviaire et plus généralement l’étude de la diversité Culicidienne dans la vallée d’Omo’a sur l’île de Fatu Hiva.
- Le développement, l’évaluation puis la mise en œuvre conditionnelle de l’approche intégrée de lutte anti vectorielle par lâchers de moustiques mâles Culex quinquefasciatus (TIS ou TII) dans la vallée d’Omo’a pour réduire drastiquement la population de moustiques et le risque vectoriel qui en découle.
- La conception, l’assemblage et l’évaluation d’une unité portable de production de moustiques mâles Culex quinquefasciatus stériles pour permettre la mise en œuvre de la stratégie de lutte dans le territoire du Monarque sur l’île de Fatu Hiva.
Une mission de surveillance entomologique préalable sur le territoire du Monarque à Fatu Hiva permettra de caractériser le futur site de l’opération de lutte innovante tout en identifiant les actions de lutte réalisables à court terme par l’équipe de la SOP Manu sur place. Le développement et l’évaluation du protocole TIS sera effectué dans le centre INNOVENTOMO de l’ILM à Paea, Tahiti. Le LEM dispose des outils requis pour tester et valider l’ensemble des étapes de ce protocole (élevage, stérilisation, conditionnement, transport, lâchés, surveillance terrain).
Pour ce programme, l’ILM souhaite recruter un(e) technicien(ne) de recherche pour assurer diverses activités d’entomologie de terrain, pour une durée d’un (1) an, renouvelable selon le renouvellement du financement.
DESCRIPTION DES MISSIONS
Sous l’autorité du chargé(e) de projet STOP Extinction et du responsable du LEM, le(a) technicien(ne) recruté(e) apportera un appui technique au développement et à l’évaluation, au laboratoire, du protocole TIS appliqué à la lutte contre le moustique Culex quinquefasciatus. Il/Elle participera à des missions de surveillance entomologique par le recueil d’indicateurs d’abondance des Culicidae sur le site d’étude à Fatu Hiva (Marquises).
Les missions de surveillance entomologique dans la vallée d’Omo’a à Fatu Hiva bénéficierons de l’appui logistique de la SOP Manu (capacité d’hébergement, assistance terrain des employés, patentés et autres volontaires de la SOP Manu chargés de la mise en œuvre des actions de lutte contre les EEE pour la sauvegarde du Monarque).
Il/Elle sera chargé(e) de/d’ :
- Apporter un appui technique aux missions de surveillance entomologique sur le terrain (île de Fatu Hiva, Marquises) par la mise en place et le relevé des pièges (œufs et adultes),
- Participer à la colonisation de l’espèce Culex quinquefasciatus, à l’entretien et à l’amplification de la colonie au laboratoire,
- L’entretien quotidien de la colonie de Culex quinquefasciatus au LEM : soins des pontes, élevage des larves et des adultes,
- Participer à la production en masse de mâles stériles et tester différents protocoles pour l’optimisation des étapes de sexage, de stérilisation par rayons X et de contrôle qualité des mâles produits,
- Contribuer au tri et à l’identification des spécimens collectés, et à la saisie informatique des données,
- Contribuer à la réalisation de diverses expérimentations sur le comportement et la compétitivité sexuelle des moustiques mâles stériles en laboratoire et sur le terrain,
- Contribuer à l’évaluation d’une unité portable de production de moustiques mâles Culex quinquefasciatus stériles,
- D’élaborer des reporting auprès des encadrants,
- Participer, avec les autres membres de l’équipe à l’information des populations sur le projet,
- Contribuer à la rédaction de notes de synthèse, la restitution et valorisation des informations produites,
- Gérer les stocks de consommables et réactifs, des commandes des petits matériels et équipement de laboratoire.
CONDITIONS DE TRAVAIL
Le travail de terrain repose sur un partenariat étroit avec les membres de la SOP Manu et requiert des interactions fortes avec la population et des contraintes d’horaires inhérentes au poste. Le(la) technicien(ne) pourra ainsi être amené(e) à travailler les week-ends, jours fériés et en soirée.
Le travail en laboratoire implique de travailler en milieu confiné (insectarium) avec des contraintes d’horaires inhérentes à l’élevage des insectes ou liées au programme de recherche.
Le permis B est obligatoire pour cette mission.
PROFIL RECHERCHE
Requis : Bac à Bac+2, BTS, DUT
Connaissances approfondies en biologie ou domaine apparenté,
Connaissances en biologie et sensibilité particulière aux enjeux de conservation et de sauvegarde des espèces endémiques en lien avec la lutte anti-vectorielle,
Intérêt pour les sciences, la recherche scientifique (notamment en entomologie médicale) et le travail en laboratoire,
Bonne aptitude physique, capacité de réaliser des missions de terrain en conditions difficiles,
Réelles motivations pour le travail de terrain en conditions tropicales et capacité à travailler en milieu confiné (T° : 27 à 30°C ; hygrométrie : 85 à 90%).
COMPETENCES REQUISES
- Connaissance des techniques de base en entomologie médicale, notamment des techniques d’échantillonnage et d’identification des insectes (dont les moustiques vecteurs) sur le terrain et des connaissances techniques et pratiques de microscopie au laboratoire,
- Connaissance des techniques de base en entomologie médicale, notamment des techniques de capture d’insectes sur le terrain,
- Connaissance des techniques d’élevage en entomologie médicale au laboratoire,
- Savoir se documenter pour actualiser régulièrement ses connaissances,
- Capacité à travailler dans le respect des communautés locales et de leurs valeurs culturelles,
- Comprendre, s’exprimer, lire et écrire en française,
- Informatique : Suite Office, R, Python et QGIS,
- Titulaire du permis de conduire B.
QUALITES PERSONNELLES
- Etre autonome, organisé(e) et rigoureux(se),
- Etre attentif au respect des protocoles, avoir le sens des responsabilités,
- Avoir de bonnes qualités relationnelles, aptitude au travail en équipe,
- Avoir une capacité d’adaptation
Chercheur(se), chargé(e) de projet lutte antivectorielle innovante (H/F)
Affectation : Institut Louis Malardé, Paea, Tahiti, Polynésie française
Nature du contrat : Contrat de travail à durée déterminée pour une période d’un (1) an, renouvelable
Prise de poste : Mai 2025
CONTEXTE
Basé à Tahiti en Polynésie française, le laboratoire d’entomologie médicale (LEM) de l’Institut Louis Malardé (ILM – UMR 241 SECOPOL) mène des activités de recherche opérationnelle sur des espèces envahissantes d’importance médicale, vétérinaire comme économique afin d’améliorer la santé et le bien-être des communautés insulaires. Depuis 2009, le LEM étudie la faisabilité de stratégies de lutte antivectorielle (LAV) innovantes contre les moustiques Aedes vecteurs de pathologies infectieuses en Polynésie française. Le LEM a ainsi joué très tôt un rôle précurseur dans l’évaluation opérationnelle de la Technique de l’Insecte Incompatible (TII). Afin d’appliquer ces techniques de lutte innovantes à beaucoup plus grande échelle (communes, îles entières), l’ILM est aujourd’hui doté du centre de recherche INNOVENTOMO avec un module de production industrielle de moustiques mâles stériles (600 m2). Co-financée par le Pays et l’État, cette infrastructure unique en France et dans le Pacifique sud permet aujourd’hui l’évaluation pré-opérationnelle (dite de phase III) de procédés de lutte antivectorielle innovants comme la Technique de l’Insecte Stérile (TIS). Plusieurs programmes de recherche coordonnées par le LEM sont en cours pour éprouver l’efficacité et la durabilité de stratégies de lutte innovante comme la TIS contre les moustiques vecteurs Aedes et Culex.
Le LEM est également partenaire du programme « STOP EXTINCTION » coordonné par la Société d’ornithologie de Polynésie et financé avec l’appui du Fonds Vert et du programme européen de financement LIFE.
DESCRIPTION DU PROGRAMME DE RECHERCHE
La Polynésie française est l’un des territoires au monde ayant la plus grande proportion d’oiseaux menacés. Ces oiseaux disparaissent principalement à cause d’espèces exotiques envahissantes (EEE) disséminées d’île en île principalement par l’homme, volontairement ou accidentellement. Cinquante espèces d’oiseaux ont déjà disparu et deux tiers des trente espèces endémiques restantes sont menacées, dont 10 classées en danger critique d’extinction. Cinq d’entre elles comptent actuellement moins de 200 individus. Le programme « STOP EXTINCTION » a pour objectif de les sauver de l’extinction.
Parmi ces cinq espèces, le Monarque de Fatu Hiva est le plus menacé. Strictement endémique de l’île de Fatu Hiva, dans l’archipel des Marquises, cet oiseau forestier était autrefois commun dans toute l’île. Il se retrouve désormais au bord de l’extinction du fait des rats, des chats harets et du paludisme aviaire avec seulement 19 adultes recensés en 2023. Diagnostiquée récemment, cette maladie parasitaire transmise par les moustiques Culex quinquefasciatus affecte tout particulièrement les jeunes Monarques.
Le rôle du LEM au sein de ce programme est de développer et tester une stratégie intégrée de lutte contre les populations de moustiques dans le territoire du Monarque pour prévenir la transmission du paludisme aviaire qui l’affecte.
Le volet moustiques « vecteurs et paludisme aviaire » du projet STOP EXTINCTION repose sur trois actions parallèles d’envergure :
- La caractérisation approfondie de la population de Culex quinquefasciatus, moustique vecteur du paludisme aviaire, et plus généralement l’étude de la diversité Culicidienne dans la vallée d’Omo’a sur l’île de Fatu Hiva.
- Le développement, l’évaluation puis la mise en œuvre conditionnelle de l’approche intégrée de lutte antivectorielle par lâchers de moustiques mâles Culex quinquefasciatus (TIS ou TII) dans la vallée d’Omo’a pour réduire drastiquement la population de moustiques et le risque vectoriel qui en découle.
- La conception, l’assemblage et l’évaluation d’une unité portable(conteneurs) de production de moustiques mâles Culex quinquefasciatus stériles pour permettre la mise en œuvre de la stratégie de lutte dans le territoire du Monarque sur l’île de Fatu Hiva.
Pour ce programme, l’ILM recrute un(e) chercheur(se), chargé(e) de projet pour assurer diverses activités de coordination, de recherche et de développement au laboratoire et sur le terrain, pour une durée de 36 mois.
DESCRIPTION DES MISSIONS
L’ensemble de ce travail sera réalisé sous la supervision du responsable du LEM, avec l’appui de ses collaborateurs et d’un technicien recruté à plein temps sur le programme STOP EXTINCTION.
Le chercheur(se), chargé(e) de projet sera en charge de la coordination des actions du volet « moustiques vecteurs et paludisme aviaire » du programme STOP EXTINCTION au laboratoire et sur le terrain.
Il/Elle participera à actions suivantes :
- veille bibliographique ;
- développement et mise en route d’un protocole de surveillance entomologique sur le terrain (diversité, distribution, abondance, dynamique spatiale et temporelle du moustique Culex quinquefasciatus et autres Culicidae, vallée d’Omo’a, île de Fatu Hiva) ;
- Identification et cartographie des principaux gîtes larvaires dans la zone d’intérêt ;
- Colonisation de l’espèce Culex quinquefasciatus, entretien et amplification de la colonie au laboratoire ;
- Développement et évaluation du protocole TIS (élevage de masse, stérilisation, contrôle qualité, conditionnement, transport, lâchés, surveillance terrain) contre l’espèce Culex quinquefasciatus ;
- Contribution à la conception et à l’évaluation de l’unité portable de production de moustiques mâles Culex quinquefasciatus stériles ;
- Contribution au tri et à l’identification des spécimens collectés et à la saisie informatique des données ;
- Expérimentations de marquage-lâcher-recapture de moustiques mâles Culex quinquesfaciatus pour la collecte paramètres bioécologiques nécessaires au calibrage des futures opérations de LAV ;
- Reporting auprès des investigateurs principaux ;
- Analyse des données à des fins de modélisation (estimation du risque vectoriel) et d’appui à la décision en matière de lutte contre le paludisme aviaire ;
- Valorisation et diffusion des connaissances (rédaction de rapports, d’articles scientifiques, participation à des conférences, etc…) ;
- Actions d’information et de promotion du programme auprès de la population.
CONDITIONS DE TRAVAIL
Quelques missions de surveillance entomologique sont prévues à Fatu Hiva sur le territoire du Monarque pour identifier les actions de lutte réalisables à court terme par l’équipe de la SOP Manu.
Ces missions bénéficierons de l’appui logistique de la SOP Manu (capacité d’hébergement, assistance terrain par le personnel chargé de la mise en œuvre des diverses actions de lutte contre les EEE pour la sauvegarde du Monarque).
Le travail de terrain requiert des interactions fortes avec la population et des contraintes d’horaires inhérentes au poste.
Le chercheur(se), chargé(e) de projet pourra ainsi être amené(e) à travailler les week-ends, jours fériés et en soirée.
Le permis B est obligatoire pour cette mission.
PROFIL RECHERCHE
- Requis : titulaire d’un doctorat en Biologie, Ecologie ou Biodiversité avec une spécialité en Entomologie
- Expérience dans la gestion de projet de recherche
- Bonne aptitude physique, capacité à réaliser des missions de terrain en conditions difficiles,
- Réelles motivations pour le travail de terrain en conditions tropicales et capacité à travailler en milieu confiné (T° : 27 à 30°C ; hygrométrie : 85 à 90%).
COMPETENCES REQUISES
- Méthodologie de conduite de projet
- Connaissance et maîtrise de la méthodologie scientifique
- Maîtrise des techniques de base en entomologie médicale, notamment des techniques d’échantillonnage et d’identification des insectes (dont les moustiques vecteurs) sur le terrain et des connaissances techniques et pratiques de microscopie au laboratoire
- Connaissance et expérience dans la mise en œuvre et évaluation des pratiques de lutte contre les moustiques
- Capacité à manager des personnes (techniciens, assistants, étudiants)
- Capacité à travailler dans le respect des communautés locales et de leurs valeurs culturelles
- Savoir gérer des collaborations locales et internationales
- Comprendre, s’exprimer, lire et écrire en française et en anglais
- Informatique : Suite Office, R, Python et QGIS
- Titulaire du permis de conduire B
QUALITES PERSONNELLES
- Etre autonome, organisé(e) et rigoureux(se)
- Etre réactif(ve) et flexible
- Faire preuve de curiosité et de créativité
- Avoir une capacité d’analyse, de synthèse et de résolution de problèmes
- Avoir de bonnes qualités relationnelles, aptitude au travail en équipe
- Avoir une capacité d’adaptation
- Avoir de bonnes capacités rédactionnelles
- Avoir une capacité à s’exprimer en public.
Chercheur(se), gestionnaire de projet (H/F)
Affectation : Institut Louis Malardé, Paea, Tahiti, Polynésie française
Nature du contrat : Contrat de travail à durée déterminée pour une période d’un (1) an, renouvelable
Prise de poste : Mai 2025
CONTEXTE
Basé à Tahiti en Polynésie française, le laboratoire d’entomologie médicale (LEM) de l’Institut Louis Malardé (ILM – UMR 241 SECOPOL) mène des activités de recherche opérationnelle sur des espèces envahissantes d’importance médicale, vétérinaire comme économique afin d’améliorer la santé et le bien-être des communautés insulaires. Depuis 2009, le LEM étudie la faisabilité de stratégies de lutte antivectorielle (LAV) innovantes contre les moustiques Aedes vecteurs de pathologies infectieuses en Polynésie française. Le LEM a ainsi joué très tôt un rôle précurseur dans l’évaluation opérationnelle de la Technique de l’Insecte Incompatible (TII) au niveau mondial. Cette technique repose sur des lâchers réguliers, dans les zones infestées, de moustiques mâles incompatibles (porteurs de la bactérie symbiotique Wolbachia) qui rendent les femelles moustiques stériles lors de l’accouplement. Le LEM a réalisé dès 2015 l’un des tout premiers essais pilotes TII d’envergure (1 km2) en partenariat avec un resort de renom sur l’atoll privé de Tetiaroa à l’aide de mâles incompatibles produits à Tahiti. Cette opération a conduit à l’effondrement drastique de la nuisance (réduction de plus de 97% de la population de moustiques Aedes polynesiensis à travers le site traité). Ainsi validé, ce procédé très respectueux de l’environnement insulaire polynésien offre aujourd’hui aux clients du resort un cadre tropical d’exception sans nuisances, ni pulvérisation d’insecticides. Afin d’appliquer ces techniques innovantes à beaucoup plus grande échelle (communes, îles entières), l’ILM s’est doté depuis peu du centre de recherche INNOVENTOMO et d’un module de production industrielle de moustiques mâles stériles (600 m2). Co-financée par le Pays et l’Etat, cette infrastructure unique en France et dans le Pacifique Sud permet aujourd’hui l’évaluation pré-opérationnelle (dite de phase III) de procédés de lutte antivectorielle innovants comme la Technique de l’Insecte Stérile (TIS). Plusieurs programmes de recherche sont en cours pour éprouver l’efficacité et la durabilité de stratégies de lutte innovante comme la TIS contre les moustiques vecteurs Aedes et Culex.
Pour assurer le suivi de l’ensemble des programmes de recherche du LEM, l’ILM souhaite recruter un(e) chercheur(se), gestionnaire de projet, pour une durée de 12 (douze) mois, renouvelable.
DESCRIPTION DES MISSIONS
Le(a) chercheur(se), gestionnaire de projet travaille aux côtés du responsable du LEM. Il/Elle a pour mission d’assurer la mise en œuvre des programmes de recherche du laboratoire au niveau scientifique, administratif et budgétaire.
A ce titre :
- Il/Elle contribue à l’animation scientifique, administrative et financière du laboratoire;
- Il/Elle apporte son soutien dans la planification et la réalisation des programmes du laboratoire;
- Il/Elle participe à l’encadrement et à la réalisation du travail au sein du laboratoire.
Il/Elle participe à :
- la définition des orientations stratégiques en concertation avec le responsable du laboratoire et la direction générale, en adéquation avec les besoins du Pays,
- la conception des programmes de recherche du laboratoire,
- la gestion scientifique, administrative et budgétaire des programmes de recherche:
- Gestion scientifique : rédaction des projets, identification des besoins humains et matériels, identification des collaborations utiles aux projets et coordination du travail de l’équipe, mise en œuvre du projet, respect de l’échéancier de réalisation préalablement établi,
- Gestion administrative et budgétaire : recherche de financements, gestion des relations avec les organismes subventionnant les projets, établissement des échéanciers de réalisation et de financement, rédaction des rapports d’avancement, soumission des projets au comité d’éthique le cas échéant, développement et suivi des budgets des programmes de recherche (dépenses, recettes),
- la gestion des activités quotidiennes au sein du laboratoire: planification des travaux (chercheurs, ingénieurs, techniciens…), respect des procédures, préparation des commandes,
- la planification et à la réalisation de missions sur le terrain,
- la valorisation des résultats des programmes de recherche par la rédaction de publications/rapport, ainsi que la présentation de posters et la tenue de communications orales à l’occasion de conférences scientifiques ou tout autre évènement,
- l’accompagnement et la formation sur les mesures d’hygiène et de sécurité relatives à l’utilisation d’équipements et de réactifs spécifiques et les applique au laboratoire et/ou sur le terrain,
- l’encadrement scientifique des stagiaires accueillis au sein du laboratoire,
- une veille scientifique et technique susceptible d’enrichir ses connaissances et sa démarche scientifique,
- un rendu de résultat de ses travaux de recherche au responsable du laboratoire y compris via la rédaction de rapports d’activité,
- l’évolution de toutes notes, projets de courriers, documents administratifs s’inscrivant dans la réalisation des programmes de recherche opérationnelle,
- toutes améliorations (organisation, équipements, formation …) de nature à accroitre l’efficience du laboratoire.
Activités annexes :
Le(a) chercheur(se), gestionnaire de projet peut participer notamment à :
- la réflexion sur la politique de recherche générale de l’établissement et de la Polynésie française,
- la réflexion sur les actions de santé publique ou de veille sanitaire relatives à la thématique de recherche du laboratoire, au niveau de l’établissement et de la Polynésie française,
- l’organisation de manifestations scientifiques et actions de communication (journée portes ouvertes, ateliers pédagogiques, fête de la science, etc…),
- l’identification et, le cas échéant, l’exploitation de créneaux potentiels permettant au laboratoire de réaliser des prestations de services payantes,
- toute autre activité nécessaire à l’accomplissement de sa fonction.
CONDITIONS DE TRAVAIL
Le travail de terrain requiert des interactions fortes avec la population et des contraintes d’horaires inhérentes au poste. Le(a) chercheur(se), gestionnaire de projet pourra ainsi être amené(e) à travailler les week-ends, jours fériés et en soirée.
Des missions dans les îles auront lieu qui nécessitent une expérience des voyages et du travail de terrain.
PROFIL RECHERCHE
Requis : titulaire d’un doctorat en Biologie, Ecologie ou Biodiversité avec une spécialité en Entomologie, titulaire de l’habilitation à diriger des recherches (HDR)
Expérience dans la gestion de projet de recherche d’au moins 3 ans.
COMPTENCES REQUISES
- Méthodologie de conduite de projet,
- Connaître et maîtriser la méthodologie scientifique, les techniques de laboratoire et de terrain,
- Maîtrise de toutes les étapes et aspects d’un programme de recherche,
- Maîtrise des techniques de base en entomologie médicale, notamment des techniques d’échantillonnage et d’identification des insectes (dont les moustiques vecteurs) sur le terrain et des connaissances techniques et pratiques de microscopie au laboratoire,
- Connaissance et expérience dans la mise en œuvre et évaluation des pratiques de lutte contre les moustiques ;
- Capacité à manager des personnes (techniciens, assistants, étudiants),
- Capacité à travailler dans le respect des communautés locales et de leurs valeurs culturelles,
- Savoir gérer des collaborations locales, nationales, régionales et internationales,
- Comprendre, s’exprimer, lire et écrire en française et en anglais,
- Informatique : Suite Office, outils de management et gestion de projets, R, Python et QGIS
- Titulaire du permis de conduire B.
QUALITES PERSONNELLES
- Etre autonome, organisé(e) et rigoureux(se),
- Etre réactif(ve) et flexible,
- Faire preuve de curiosité et de créativité,
- Avoir une capacité d’analyse, de synthèse et de résolution de problème,
- Avoir de bonnes qualités relationnelles, aptitude au travail en équipe,
- Avoir une capacité d’adaptation,
- Avoir de bonnes capacités rédactionnelles,
- Avoir une capacité à s’exprimer en public.
Les candidatures composées d’un CV et d’une lettre de motivation sont à envoyer grâce au formulaire ci-dessous, ou par courrier :
Institut Louis Malardé, BP 30 – 98 713 Papeete