La santé publique

L’institut Louis Malardé se positionne sur trois défis de santé publique auxquels la Polynésie française est aujourd’hui confrontée :

  • Les maladies émergentes

    Du fait des échanges commerciaux et touristiques croissants avec de nombreux pays du globe, la Polynésie est susceptible de voir émerger certaines menaces épidémiques (grippe aviaire, Chikungunya, virus West Nile, etc.). Les laboratoires de l’Institut Louis Malardé concourent à la mise en place des outils de diagnostic rapide de ces maladies et à l’évaluation du risque (i) par la mesure de la réceptivité des populations locales à ces agents pathogènes et (ii) par la lutte contre certains insectes vecteurs de ces maladies.
     

  • L’impact des changements de l’environnement sur la santé

    L’ILM est membre du centre collaborateur OMS/PAHO du Centre Hospitalier Universitaire de Québec pour l’évaluation et la surveillance des impacts de l’environnement sur la santé. En effet, les perturbations environnementales mettent en jeu la santé des populations. Le réchauffement climatique, par exemple, devrait s’accompagner d’une augmentation du nombre de vecteurs de certaines maladies comme les arboviroses ou les intoxications par les biotoxines marines. Par ailleurs, l’incidence de la pollution chimique et bactériologique de l’environnement, des eaux et des aliments doit également être évaluée ainsi que son impact sur la santé des populations les plus fragiles.
     

  • Les maladies non transmissibles

    La prévalence de l’obésité et du diabète en Polynésie française pose un véritable problème de santé publique. Elle est due à une transition alimentaire rapide qui a vu un remplacement des produits issus de la mer et de la terre par des aliments importés de moindre qualité nutritive et par un abandon de l’activité physique. Le poids des complications de ces maladies (problèmes cardio-vasculaires) en termes humains, mais aussi financiers, est d’ores et déjà un défi pour les autorités de santé publique. Par la mise en place d’études épidémiologiques et cliniques permettant de mieux comprendre ces phénomènes, l’Institut Louis Malardé participe à la lutte contre ce fléau.